17 octobre 2006

On appelle ça un rendez-vous. Et ceci est un sourire, oui.

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15 octobre 2006

Dire qu'il n'y a même pas de vent pour agiter les fleurs

Je voudrais aimer encore une fois, écrire des choses jolies et dire C’est pour toi. Que d’autres mots me viennent que Bouteille, amie à nulle autre pareille. Je présenterais ma chérie à mes parents, à ma mère dans son jardin – pour agiter les fleurs, il y aurait un peu de vent –, à mon père près sa pierre dans le cimetière – penser à remplacer les pleurs fânés. Je voudrais que Papa soit content pour moi mais je n’ai rien à lui montrer, rien qui ne mérite de le déterrer. Oui ! je voudrais tout fier avec elle faire une... [Lire la suite]
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14 octobre 2006

Trop bas pour que j'y croie.

Je suis fait de je ne sais quoi, ressens je ne sais quoi, ne ressens rien, sauf parfois le matin. Sauf parfois le matin sous mon bras la chaleur de ses seins, sauf que parfois je la vois, je nous vois, je la regarde, me regarde – et ce n’est pas moi. Elle existe quelque part, bien à l’abri de moi derrière une mer, quelque part elle sourit en tenant une main, se promenant le long d’un chemin que je connais bien. Je connais toutes ces avancées sur la mer, tous les endroits propices aux baisers et j’imagine si fort que, par... [Lire la suite]
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13 octobre 2006

Au temps.

Si jamais, un jour, mon lectorat se compose de plus de quatre personnes, l’une d’elles posera probablement la question du « Au temps pour moi ». Alors autant répondre par avance à la question qu’on ne m’a pas posée et donner tout de suite la réponse de l’Académie française : « Il est impossible de savoir précisément quand et comment est apparue l’expression familière au temps pour moi, issue du langage militaire, où au temps ! se dit pour commander la reprise d’un mouvement depuis le début (au temps pour les crosses, etc.).... [Lire la suite]
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12 octobre 2006

Prise de bras [hier].

Je me prends dans mes bras, me berce me dis Je m’aime – sans y croire –, me berce me dis Qui m’aime ? Je m’écroule sans plus penser au milieu de la nuit. Ce matin c’est arrivé, j’ai hésité, me suis tâté, ai conclu : Hé ! ça va et j’ai souri. Un sourire, oui, alors pour le montrer je suis sorti  – oh avant je me suis lavé et griffé –, je suis sorti, ai eu envie de crier Regardez !, ai croisé le psy, lui ai souri, il n’a rien compris. Bien sûr, à mesure que la journée avançait, que de moi se souvenaient les... [Lire la suite]
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10 octobre 2006

À la fin des fins.

Je voudrais que quelqu’un m’accueille chez soi, qu’il me laisse m’installer, recroquevillé sur le canapé pour pleurer. Cette personne pourrait vaquer, me regarder ou ne pas me regarder, me prendre dans ses bras et parler tout bas, ne pas me prendre dans ses bras, ne pas me parler, vaquer comme si je n’existais pas, je veux simplement sentir une vie près de moi. À la fin des fins, je souhaiterais exister pour quelqu’un. Je voudrais qu’elle me fasse du mal encore, car alors elle serait près de moi.
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09 octobre 2006

Symétrie

Je trace des traits sur mon bras. J’appuie avec une pince à épiler, appuie, et descends, ainsi me sens brûler. Des traces de toi sur mon bras ; deux traits par jour sans toi – sur moi. Deux traits par jour pour commencer, puis quatre, puis six – en si peu de temps déjà plus de place pour moi en toi ni pour toi sur mon bras. Ni dans mes bras. Si tu me voyais, tu te demanderais comment un jour, comment des années tu as pu m’aimer, comment en un temps reculé tu as pu dire « toujours ». Tu tires un trait et moi des parallèles, car... [Lire la suite]
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09 octobre 2006

Emploi de son temps

Elle embrasse à l’heure où je pleure. Je scrute son emploi du temps et guette ses bonheurs. Entre chaque cours qu’elle donne, entre chaque cours son collègue, entre chaque cours son collègue l’embrasse et entre chaque cours ma chérie quand c’est fini sourit. Sans jamais d’exception c’est toujours sans mentir que ma chérie sourit et chaque fois qu’elle sourit c’est moi qui suis fini. Je voudrais l’appeler mais je la dérangerais, une fois, je suis désolé, je l’ai appelée quand elle souriait. Ma chérie, ma douce, celle qui m’a... [Lire la suite]
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22 septembre 2006

Ami, remplis mon verre.

C’est le matin, le lever d’une journée qui ne commencera jamais. Je bois de l’alcool dans un verre sale, termine celui d’hier, l’emplis pour commencer celui d’aujourd’hui. Je ne divague pas, je m’abrutis. Je m’abrutis au lever d’une sale journée. Une journée ne se lève pas, n’est-ce pas ? Une journée, au mieux, s’écoule. Dans un verre. Et dans ce verre ma journée est bientôt terminée. Déjà. Et toutes les journées d’un coup se lèvent et trinquent à ma santé, et toutes les journées d’un coup sont passées. Il ne reste rien du... [Lire la suite]
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22 septembre 2006

Damnation

J’ai été aimé ; en retour, j’ai mal aimé. Dispersez vos souvenirs, reprenez-les, déformez-les, faites de moi quelqu’un de bien – s’il vous plaît. Oui, dispersez-moi, comme on jette des cendres, je ne suis plus, n’ai plus rien à vendre. Je me sentais si peu exister : voilà que je disparais tout à fait. J’ai manqué ma carnation, j’étais tellement meilleur en imaginaire – mais ça ne sera jamais ça qu’on mettra en terre –, voilà ma damnation. Je ne me souviendrai pas de moi, et personne ne suivra derrière mon imaginaire.... [Lire la suite]
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